Son HISTOIRE
Ce fusil créé par Maurice THONON-LAMBERT inventeur français. Il se serait inspiré d'un fusil de la marque BRETTON de 1934. Pour d'obscures raisons, c'est son ex-épouse Margueritte LAMBERT, dont il était divorcé depuis 1945, habitant Bruxelles, qui déposera le premier brevet en Juin 1946. L'originalité de son brevet consiste en la possibilité de comporter deux canons non soudés entre eux et donc interchangeables, qui offre ainsi la possibilité au chasseur de pouvoir adapter son fusil à la chasse pratiquée. Laissons la publicité de l'époque nous expliquer cela.


Origine des productions
Il semblerait qu'il ai été réalisé un ou des prototypes par la firme Parisienne ERAM (Etude, Recherche, Application Mécanique) à la demande Fernand LABOREY investisseur français, entreprise ou travaillait Maurice THONON en juin 1946.
La production
Il semble que les 12 prototypes, eux, aient été livrés. Il a été réalisé un modèle portant le N° 100 correspondant point pour point aux conditions du contrat initial avec la société PIEPER et les photos de ce modèle ont servi à la réalisation de la publicité produite plus haut. Mais aucun autre fusil connu à ce jour ne possède le système d'assemblage des canons, ni le garde main, et je pense qu'il n'a été fabriqué que dans ce but. Il doit y avoir eu une centaine de pièces produites au total et certainement artisanalement par qui ?? Et je pense après la fermeture des établissements PIEPER (voir ci-desous). Aucun fusil rencontré à ce jour, hors le N° 100 disparu et qui n'existe qu'en photo, n'a porté les inscriptions prévues avec la firme PIEPER. Il semble qu'il y ait eu une réalisation totale d'une cinquantaine de pièce suivit d'une " semi " production elle aussi d'environ 50 pièces. mais il est plus que probable que ces pièces aient été produites avec les pièces achetées lors de la liquidation de la société PIEPER. Ce qui expliquerait l'absence de poinçon ou marquage sur certaine armes rencontrées. En effet un constat établi a la demande de N.PIRARD précise, que le matériel destiné a la production de l'Actionless est dans un état d'abandon tel, qu'il ne faut pas s'attendre a ce que la firme PIEPER puisse livrer les pièces commandées.Le N° le plus haut rencontré actuellement est le 109
un numéro 2272 existe, mais il faut se méfier, les armuriers avaient chacun une méthode propre dans la numérotation et ce numéro ne correspond pas obligatoirement au nombre de pièces produites, de plus ce fusil n'est pas tout au même numéro et aurait été acheté à la fin des années 50/60 avec un lot de pièces chez un armurier fermant ses portes. Les fusils rencontrés possèdent: - Les organes de visée sur les canons et non sur la culasse. - Le système d'assemblage des canons est celui des photos présentées aucun système correspondant a la publicité n'a été rencontré. - bronzage de la plaque de fixation - fixation de la crosse par vis et non par tige comme présenté sur la publicité. Il existe par contre des canons interchangeables livrés pour la même arme. J'attends des informations complémentaires pour terminer cet article. mais ce fusil reste malgré tout d'une extrême rareté.

